Voici ce que j’ai pensé: il y a des énergies au sein de cette Vie sur Terre qui vont jusqu’à balayer tel du revers de la main de Dieu cette force que les scientistes nommèrent attraction. Et d’ailleurs, comme si quelque chose, ou quelque un, ou peut-être même un quelconque Saint Esprit, aurait pu souhaiter endosser ne serait-ce qu’un instant le bikini une pièce dégriffé du « F**K me, I’m Famous » de… l’attractif? Attraction. Soyons sérieux. Et d’ailleurs, pour achever l’immersion totale du spectateur, l’attraction ajoute à l’image IMAX, au relief et aux secousses de la nacelle, des petits effets spéciaux sensoriels malicieux qui font tomber les dernières barrières de résistance. Et justifie l’appellation 4D de l‘industrie cinématographique débarquant d‘un scénario de science-fiction. Arthur et les Minimoys et son expérience de 4‘30 minutes à Poitiers. Et sur les photographies promotionnelles, leurs sourires semblent attester qu’ils sont soulagés… certes vaincus par l‘acception de cet ersatz de la vie, mais soulagés. Font tomber les dernières barrières de résistance. Et comment ne pas perdre la tête, en effet? Ne pas céder à l’amadouement où le gentil ordinateur ludique nous parlait d’une voix synthétique pour nous éveiller non pas dans mais pour ce monde anesthésié fait de super-héros et de super-pouvoirs lorsque nous n‘étions encore que des gamins? Il ne savait pas encore marcher qu’il rêvait déjà de voler. Comment ne pas avoir cédé à l’exceptionnel, scripté sur des super-aventures narrées en saison? Comment ne pas céder à ces énergies homériques par le totalitarisme qu‘elles traduisent? Comment nier l’invraisemblable volonté de devenir, non pas maître et possesseur de la nature, mais de l’être humain? Et d’y jouer. Et d’y gommer de son profil biologique numérisée toutes ses antiques faiblesses d‘un temps oublié par l‘instantanéité de toute chose? Transhumanisation. Dante, Paradis, I, 70.
Et voyez ce que le procès divin énonce lorsqu’on nous énumère au parloir d’un ton solennel que chanter aussi juste qu’Olivia Ruiz est à la portée de tous grâce au logiciel Auto-Tune, logiciel de correction de hauteur de voix publié par la société Antares; que des véhicules de haute-mer tel Nereus descendent dans les entrailles de la Terre à une profondeur de 11 000m afin de se dépêcher de répertorier des espèces animales avant que la prochaine décennie ne les déclarent comme espèce éteinte, la taxinomie des espèces vivantes de notre héritage pour les générations futures à peine terminée, tout au plus gribouillé hâtivement; que l’accessoire Eye-Tap, sorte de lunette bionique futuriste mais présentement réel, sera le prochain cadeau de Noël des croyants en un avenir radieux, permettant de modifier la vision du réel en superposant des informations issues de l’Internet sur ce qui est vu à un instant T.: une personne de croisée dans la rue et voilà que son nom, sa fonction, ses centres d’intérêts et autres informations apparaissent, vous touchez un produit dans une épicerie et déjà vous voyez apparaître des avis de consommateurs et des comparaisons de prix; qu’au Wake Forest Institute For Regenerative Medicine l’homme créa… le surhomme à la vessie synthétique (pratique si la bisphénol A des biberons de ces premiers mois ont malencontreusement altéré sa santé physique et mentale), aux organes saupoudrés de fines particules de cellules souches sur un moulage 3D afin de créer des parties de corps personnalisées, au cœur artificiel régulé par un bioréacteur activant un mouvement de pompe sur la valve cardiaque d’un cochon réduit à l’essentiel de la matrice de collagène pendant que des hommes à la rue meurent d’un rhume suite à un licenciement justifié par le non-économiquement viable (et précisément devant cette vitrine de Noël aux publicités lumineuses et aux phrases simples à comprendre pour les badauds); que l’exosquelette robotique Sarcos de Raytheon s’étend sur tout le corps du soldat pour lui permettre de soulever un poids de 100 kilos plus de 500 fois sans effort (et comme le dit son créateur « si les humains sont appelés à travailler avec des robots, ils doivent pouvoir travailler à l’intérieur des robots » avant de préciser que ces soldats auront une telle liberté de mouvement qu’il sera même possible de danser avec cette armure de titanium ultra léger et design), que le grand œil de la technique Hubble de sur nos têtes chauves et cancérigènes sans qu’on ne sache vraiment pourquoi (et pourtant ils se rendaient tous les vendredis soir au Biocoop pour se nourrir de manière responsable) peut observer des objets situés à 11 milliards d’années-lumière (104 060 000 000 000 000 000 000 kilomètres) alors que les scientistes aux blouses blanches de derrière les manettes ne voient pas, sous leurs yeux, que leurs fils s‘apprêtent à se suicider suite à une désintégration sociale causée par un enfermement pathologique dans des simulations virtuelles; et cætera puisqu’on a tellement l’embarras du choix à vrai dire en matière de singularités remarquables, d’avènements sinistres n’ayant comme dessein, dans un dernier soupir, que de prendre la place du Créateur et d’en profiter pour refaire le mobilier du génome humain, que pour des raisons évidentes nous ne listerons l‘ensemble des fabulations créatrices de quelques fous furieux.
Et voyez ce que le procès divin énonce lorsqu’on nous énumère au parloir d’un ton solennel que chanter aussi juste qu’Olivia Ruiz est à la portée de tous grâce au logiciel Auto-Tune, logiciel de correction de hauteur de voix publié par la société Antares; que des véhicules de haute-mer tel Nereus descendent dans les entrailles de la Terre à une profondeur de 11 000m afin de se dépêcher de répertorier des espèces animales avant que la prochaine décennie ne les déclarent comme espèce éteinte, la taxinomie des espèces vivantes de notre héritage pour les générations futures à peine terminée, tout au plus gribouillé hâtivement; que l’accessoire Eye-Tap, sorte de lunette bionique futuriste mais présentement réel, sera le prochain cadeau de Noël des croyants en un avenir radieux, permettant de modifier la vision du réel en superposant des informations issues de l’Internet sur ce qui est vu à un instant T.: une personne de croisée dans la rue et voilà que son nom, sa fonction, ses centres d’intérêts et autres informations apparaissent, vous touchez un produit dans une épicerie et déjà vous voyez apparaître des avis de consommateurs et des comparaisons de prix; qu’au Wake Forest Institute For Regenerative Medicine l’homme créa… le surhomme à la vessie synthétique (pratique si la bisphénol A des biberons de ces premiers mois ont malencontreusement altéré sa santé physique et mentale), aux organes saupoudrés de fines particules de cellules souches sur un moulage 3D afin de créer des parties de corps personnalisées, au cœur artificiel régulé par un bioréacteur activant un mouvement de pompe sur la valve cardiaque d’un cochon réduit à l’essentiel de la matrice de collagène pendant que des hommes à la rue meurent d’un rhume suite à un licenciement justifié par le non-économiquement viable (et précisément devant cette vitrine de Noël aux publicités lumineuses et aux phrases simples à comprendre pour les badauds); que l’exosquelette robotique Sarcos de Raytheon s’étend sur tout le corps du soldat pour lui permettre de soulever un poids de 100 kilos plus de 500 fois sans effort (et comme le dit son créateur « si les humains sont appelés à travailler avec des robots, ils doivent pouvoir travailler à l’intérieur des robots » avant de préciser que ces soldats auront une telle liberté de mouvement qu’il sera même possible de danser avec cette armure de titanium ultra léger et design), que le grand œil de la technique Hubble de sur nos têtes chauves et cancérigènes sans qu’on ne sache vraiment pourquoi (et pourtant ils se rendaient tous les vendredis soir au Biocoop pour se nourrir de manière responsable) peut observer des objets situés à 11 milliards d’années-lumière (104 060 000 000 000 000 000 000 kilomètres) alors que les scientistes aux blouses blanches de derrière les manettes ne voient pas, sous leurs yeux, que leurs fils s‘apprêtent à se suicider suite à une désintégration sociale causée par un enfermement pathologique dans des simulations virtuelles; et cætera puisqu’on a tellement l’embarras du choix à vrai dire en matière de singularités remarquables, d’avènements sinistres n’ayant comme dessein, dans un dernier soupir, que de prendre la place du Créateur et d’en profiter pour refaire le mobilier du génome humain, que pour des raisons évidentes nous ne listerons l‘ensemble des fabulations créatrices de quelques fous furieux.
Dirons-nous que nous ne savions pas? Que nous ne connaissions pas les règles de leur incoercible et ultime attraction? Dirons-nous que nous n’étions pas consentants lorsqu’ils nous agitaient sous le nez le hochet du progrès technique non pas de mais sur l‘homme? Et le Paraclet, le Saint-Esprit, le Mahomet, le Messie judaïque n’y peut plus rien, il quitte la salle d’audience, l‘inaltérabilité du verdict annihilant tout vain effort: l’avocat et défenseur des hommes est devenu un nihiliste. Fin de la représentation, fermez les rideaux. Sur une échelle suffisamment longue, il n’y a plus rien à croire.
.sialla



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