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WRECK AND REFERENCE

Black Cassette (2011)




L'ambiance y est parfois pesante ; le noir sans doute comme film protecteur de multiples visions dégradées et dégradantes qui percent les nuages pour en récolter les ruines, ces cendres n'arrêtant point de s'extirper à emplir la pièce. Le noir comme ces fonds sous-marins, laisse dans l'obscure, l'épave étripée de toute part. La désillusion des heures de gloire, simplement d'une constante établie entre l'apaisement et le temps filant sous les hordes, ordres, de vos enfants chéris. L'amer, le sel érodant, usent et encore, traversent les matières, afin de brouiller les corps, enfermer l'unité centrale dans les tourments qui l'emporteront, regard misérable à la vocation du néant, de la perte fatidique. Le débat de cette étreinte avec l'enfer matérialisé à l'esprit ne dépassera pas la vérité des ébats ; à se débattre à hurler relâchement, puis bientôt seulement trêve, en vain soit, néanmoins passage foncièrement acquis d'avance. Substances chéries, caressées de ces mains moites, facial possédé terrifiant décalqué du profond, la vision vrille et vire vers ces contrées lointaines procurant le recul du procès, le souffle avant la mise à mort. Peu importe, le reposoir des membres n'aura jamais eu davantage son odeur de pierre tombale, admettant lentement la décomposition d'un cadavres encore en tremblements, prêt à se laisser aller, prendre, non sans amertumes, pensées disparues accrochées au bout de la plume.

Wreck and Reference s'établit tout d'abord dans un avancement certain. Une certaine notion préalable de l'attendu chavirement des temples sacrés, de l'abandon du chantier planétaire, certes aux allures déjà bien avancées de décharge. Le réalisme a éclipsé le soleil, il n'y eu d'autres choix ; céder ; et la complainte se répercute comme l'eau dans le désert, ornemaniste anonyme, tragédie d'un autre temps. Il y a la chaos souillant, le désespoir criant, et la mort arrivant ; et l'infini mépris envahissant.

/t.





DAA

" "Bonjour, je m'appelle Alaiks, j'ai quinze ou quarante-cinq ans, je suis violeur ou branleur, conditionné à l'abrutissement, errant hagard, au fil des trottoirs, sans espoir, à regarder au fond de l'armoire, ces souvenirs et imploser au fond du miroir, seul, traversant ce vent glaçant brisant le visage à coups de lacérations ardues." Tu as vu autre chose, toi ? L'actualité internationale te fait jouir, moi, c'est plutôt ces sales chiennes en chaleur, expulsées bien loin du cœur, qui n'a plus cours, courant morcelé dans la pente, non la bourse ne varie pas, c'est toujours les mêmes histoires, au dollar froissé jusqu'au yen et ses zéros, vaste étendue de terre, déchetterie polluante, l'important, certes, c'est de se prendre, une crosse dans la gueule, plutôt allons-y gaiement, car il faut du plaisir, afin d'en prendre, encore et toujours, des calibres dans le cul ; la chatte est en option, la fille ne dira non. Ma vie ne ressemble à rien, non rien de rassurant de vous regarder, filer dans la fosse, mais tiens, mes yeux brillent, partent en vrilles, aussi fulgurante qu'un mirage de poussières balayant sans cesse le sol, ces allures, ces fesses qui n'ont point l'air trop accidentées, cette princesse déboulant entre la foule, caressant l'air, se déchaine et se jette, désarroi de toute façon habituel, sur cette liasse de billets vaseux détrempés ; celle là, elle doit se ruiner dans une banque colorée, et soit, les apparences sont délicatement trompeuses ; au préalable, à la descente, constatées. Je raye alors, efface ainsi du tableau noir les lignes que j'ai pu y entrevoir, place seulement, sans partage, à ce noir monochrome, à ces aspirations du néant qui engouffrent les pensées dans l'infinie chute, libre car enfin, tout se perd, même le sang. Ce n'est pas tant dans l'univers des rouages que l'espoir et l'envie vont resurgir, moi je n'ai point, signé sous ce pacte du diable, à m'étendre à terre, au devant de leurs barres de fer. Mon avenir scintille aussi misérablement que mon passé, et que dire de ce présent, en trêve, les drapeaux blancs tachetés de noir prennent feu sous l'assaut des agressions, sous les supplices de leurs vices. Tu vois, le travail te vide la tête, t'occupe et t'enlève, la chère pensée, et toi, tu ne demandes bien que ça, alors si en plus, tendus te sont, ces milliards de dollars, ces chiffres tailladant ce papier si spécifique, or horrifique ; là, tu vas t'extasier, dépenser, jeter, virer dans le fond, t'agenouiller devant l'État voguant entre Hitler et Staline en moins glorieux, pour cet argent moins brillant que ces pauvres yeux argentés, payer ta sortie, ta soirée, de quoi correctement annihiler toutes inhibitions, et au pire, si la salope est dure en affaire, met-la à genou à coups de petits sous qu'elle lèchera, rampant sur ce sol vaseux détrempé. A l'inverse des perceptions, organes génitaux à l'appui, elle sera ravie, de s'étendre, d'étendre sa chair désinhibée sous le poids de l'orgie. Tu es si mignonne, pourtant, sous tes draps, puis partageant souriante la conversation de ta grand-mère en lieu de passer sous les mers. Certes oui, même l'alcool et la drogue, vous les souillez, à des fins de putains. Alors j'en reste là, regarder déambuler devant ma tristesse ces tas de cendres au nirvaña de l'inconcevable, tournant agilement dans l'inconscience la plus aboutie, le monde, dans le précipice. Et tu n'es pas d'accord pour que je te crache dessus, pour que je te méprise et t'humilie ? Et tu n'es pas d'accord pour que je te taille un Z si profond sur le front, que l'affront conduira à ta disparition ? Dément... "

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