SILENCER

Death - Pierce Me (2001)




Elle était là, elle allait prendre, prendre cher dans la chair, dans le creux de l'âme salie, dans les entrailles par les lames saillis, sang à l'appui. Les tréfonds tous, plus profonds de ses membres dégoulineront par la fonte, fusion déversant les fins fonds extasiant de son corps reposant sur ces gonds rouillés, aux allures d'étoiles d'Orion. Il allait crier l'enculé, chialer, sa pute, ses pensées, sa feu-destiné. Attaché(e) des extrémités de son tronc, écartelé(e) sur la table vernis dans l'infini de l'enchaînement, dans les flammes de ses vices, la note à payer du service ; ça allait sévir, ça allait finir. (A vôtre choix.)

Elle émergeait, surprise, ébahie par les cris du verdict qui frémissaient dans les cendres dans son cœur, lui, celui qu'est parti, dans la mort, le mépris ; dans les pleures, dans les cris, dans les crises. C'était l'heure, la douceur du cutter, seule la saveur dans la ferveur de ses yeux surplomberait l'amas de malheurs amassé dans ce cœur ; à corps perdu dans la peur, ils étaient deux, c'était la leur, les acteurs de leur tombe. Allons deviner la valeur du tailleur de pierres à l'intérieur de la chair...

Commençons par les doigts, bien encrés, à saigner, à griffer la paroi. Rentrons le pic à glace à l'intérieur, faisant face aux premiers hurlements, restons concentré, ne nous éparpillons point aux regrets, à l'utopie, la réalité qu'ils ont détruit, à la mort prématurée. Hurler, hurler à la vie, à son passé, à sa connerie, elle ne sait bien faire que ça, encore, encore un peu plus profond, passons à l'échelle supérieur, encore abreuver le visage de breuvage sanglant, giclant à travers l'air, marquant les murs, la terre. A deux, on criera plus fort, on perforera le sort ; j'expédie hors de mon corps l'élan de mon souffle assourdissant. Tout seul, je toucherais le sol, à mort se profilant. Sortons la tronçonneuse maintenant, maintenons là bien droite, bien tranchante, allons-y, pris, lancé dans la décadence, la déchéance, dans l'enchantement, le salut de Boddah, l'apaisement ; à vif. Sa peau déchiquetée avec parcimonie, en totale harmonie, accomplit à l'étreinte des cellules, anéanties, brulées, coupées, en mille et pire morceaux de poussières. N'y venons pas trop tôt, pas trop vite, non, tu ne t'en sortiras point autant facilement, autant miraculée, en bonne santé, non. L'ardeur du fer rouge pointera ton âme dans l'eau au-delà des rives, brillante de rouge, scintillante au milieu de tes yeux, comme pour mépris, voir méprise de mes pulsions ; par-dessus tout expier. Les fleurs ont fané, les arbres chutés, à l'aide de votre folie folle alliée, vos merveilles à gerber, suffoquer ; comme la pureté. Encore, non toujours plus, plus de souffrances, vidant ce futur cadavre ; un peu d'acide afin de corroder cette douce peau soyeuse, ses joues craquantes, craquantes sous la braise. La pince, elle est là, les doigts de pieds en bas, les dents vers des axones encore un peu plus sensibles, c'est ainsi, embrasons la foudre de ses dires, ses gémissements sans fin jusqu'à l'ultime inspiration ; suspense... Elle ira, je suivrais. Les ondes fertiles génitales se dispersent comme une grenade à clous, comme la pollution dans l'atmosphère, rompant au matériel de fer. Le compas à deux pointes ruisselait péniblement le long de ses cuisses, de son ventre, de ses seins, de sa verge, accrochant, crissant. L'effroi, la chaleur de son regard dans mes pupilles foudroient le temps, fixent le monde. Mélancolie de l'instant, des instants, de l'éphémère, nostalgie du moment, des moments, du sublime. Geins encore, à souffrir, à vagir ; j'abandonnerais ton corps, tes artères toujours en faibles et douloureux mouvements, dans la neige, dans la glace ; ce sera ici, ce sera cela, ta mise à mort lente dans le froid. Chaque être se méprend, voguant contre le sort, la conscience, l'innocence ; peut-être à tort, j'implore l'égorgement à l'égard d'ici-bas, l'innombrable mutilé de toutes parts, l'intenable départ de vos chars, de vos armes, vos âmes abjectes. A notre dernier souffle, nos derniers baisers...

Transpercé, l'univers a succombé dans l'implosion, l'explosion inimaginée.

Mort, perce-moi ; silence...



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.underhållande scenario av tortyr
 

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