Oui 2008, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Ils le vendaient à la fnac. Infidélité impardonnable faite à mon indépendant disquaire usuel (et vice et versa). En même temps, il est en dépression et n’a rien branlé sur ma liste de commandes qui s’épaissit morbidement depuis six mois.
Mais on n’achète pas de disque à la fnac, encore moins de vinyle :
Cilice, fouet, centaine de génuflexions, achat de petites culotte en acryliques, téléphone à ma cousine Virginie la connasse d’au moins une demie heure.
Bref.
Encore une formidable formation de Hard suisse, ça nous changera. Oui bon, elle ne l’est qu’à moitié, le reste étant allemand, ce qui ne signifie pas qu’elle n’est qu’a moitié bien.
Formidable et surprenante, car bien que nous en aurions mis nos mains à couper, il n’y a pas de guitare sur cet album.
J’entends déjà les pisses-froids geindre au loin.
Allez geindre encore plus loin tas de cons.
En parcourant les blogs et autres nids à propos déprimants d’indigence, poussives litotes et autres grands moments d’hilarité, vous pourrez constater que des comparaison à SunnO))), les trous noirs, le néant, la vie qu’elle est pas festive, fleurissent comme de sombres bégonias.
Ben pour une fois, c’est pas tout faux (même si c’est mal dit), on aurait pu y ajouter Godflesh pour préciser -ou non- le tableau mais du Godflesh trèèèèèèèèès trèèèèès trèèèès (ok vous avez compris) ralenti.
Mais ce qu’il faut à tout pris relever dans ce Ghosts, outre la sémillante impression de fin du monde qui s’en dégage, c’est que, on l’a déjà dit, il n’y a pas de guitare
mais une basse, une batterie et un saxophone (oui, censé pourtant être l’instrument abhorré par votre servante), mais un saxophone plugé sur un ampli guitare. Et qu’est-ce que ça rend bien.
Voilà c’est dit.
En tournée dès la mi-octobre avec Gnaw (des gens de Khanate, Burning Witch, Enos Slaughter), on va se poiler comme des dingues.
v.






