Pour commencer, avant de te lancer dans l’aventure Gnaw Their Tongues, qu’est-ce que tu as fait en tant que musicien?
J’ai commencé à jouer de la musique à partir de 1988, lorsque j’ai eu ma première guitare. J’ai joué aussi bien dans des groupes de metal que non metal. Ces groupes vont aussi bien du très mauvais au très bon. J’ai aussi produit, par ailleurs, beaucoup de musiques électroniques pendant des années.
Tu es, évidemment, quelqu’un qui maîtrise de nombreux instruments. Quel a été ton premier instrument de musique? Avec quel instrument es-tu au final le plus à l’aise? Et quel est l’instrument de musique que tu considères comme le plus difficile à jouer?
La guitare a été mon premier instrument, après je me suis mis à jouer à la batterie. Je me suis ensuite acheter une basse. Je joue également un peu de piano et j’ai fait l’acquisition récemment d’un cor d'Harmonie (ndlr: « horn » dans l’interview), instrument que je suis entrain d’apprendre en ce moment. Je pense que c’est avec la guitare/basse que je suis le plus à l’aise. Le piano est l’instrument le plus difficile à maîtriser selon moi. Je ne suis pas non plus un très bon batteur, spécialement pour jouer du « metal », chose que je trouve difficile. Je peux jouer des rythmes groove/funk comme un fils de pute. En passant, je n'ai jamais pris un seul cours de musique dans ma vie: je suis entièrement autodidacte.
Quels ont été tes sources d’inspiration pour ton dernier album? Quelles sont tes sources d’inspiration, de manière générale, lorsque tu écris de la musique?
Les profondes déviance du sexe consensuel/non-consensuel. Le sexe magique. La perversité. Et de nombreux poèmes qui traitent de la mort. Généralement des oeuvres dont les gens n’ont rien à foutre.
Quelle est selon toi la principale différence entre ton dernier album “All the dread magnificence of perversity” et tes débuts comme “An Epiphanic Vomiting of Blood”?
Plus j’avance dans le temps, et plus je travaille mes enregistrements. Il y a une gamme de son qui est beaucoup plus large dans les morceaux les plus récents. Je me suis également beaucoup plus investi, aussi bien par moi-même que via mon matériel d’enregistrement. Où « An Epiphanic… » souhaitait juste vous voir vous bousiller votre tête et vous regarder mourir, « All the Dread... » vous détruit l’esprit tout entier, boit tout votre sang et le pisse sur tout votre corps tout en dansant nu ivre de sang autour de votre reste encore brûlant.
Que peux-tu me dire à propos de tes textes? De quoi parlent-ils? Si tu pouvais en dire un peu plus aux personnes qui ne parle pas le néerlandais… comme moi.
Des invocations, des évocations, des observations, la poésie purgative aussi. La plupart des paroles sont en anglais, mais il y a aussi des textes en néerlandais, allemand, français ou en Suriname.
Il se passe tellement de choses dans ta musique… comment sais-tu que tu as terminé d’écrire un morceau?
Eh bien, si j'écoute une chanson pour la 100ème fois et que je n'ai pas envie de changer quelque chose, c'est probablement fini. Bien qu'un mois plus tard, je pourrais avoir besoin de changer quelque chose à nouveau. Je n'aime cependant pas trop m'attarder sur le passé en général.
En très peu de temps au final, tu as enfanté de nombreux albums, EP, etc. Comment arrives-tu à faire tout ça? Comment décrirais-tu le processus de composition pour Gnaw Their Tongues?
J’ai mon propre studio d’enregistrement, je peux donc travailler à n’importe quel moment, dès que je le souhaites: j’enregistre donc tout le temps. C’est quelque chose que j’ai fais pendant plus de dix ans, et c’est ce que je continue de faire encore. J’ai une quantité incroyable de morceaux en stock. Mais je me rends compte que j’ai été, récemment, plus lent pour composer…
Peux-tu me dire quels sont les albums qui t’ont le plus influencé? Et cinématographiquement?
Eh bien je ne pense pas être influencé particulièrement par un album, ou tout du moins j’essaie de l’être le moins possible. J’ai une quantité astronomique de musique mais ça n’a pas d’influence sur moi. J’écoute tellement de choses différentes: ça peut aussi bien être du black metal à de l’indie, en passant de l’ambient à de la musique avant-gardiste. Mais je m’ennuie vite. La musique de GTT tend à sortir de moi.
Je trouve tes artworks particulièrement réussis! Tu peux nous en dire plus? Qui en est à l’origine?
Je fais moi-même TOUT mes artworks. C’est aussi mon travail « normal »: je suis graphiste designer. J’aime ce qui est simple, une image forte qui repousse et attire en même temps.
J’ai commencé à jouer de la musique à partir de 1988, lorsque j’ai eu ma première guitare. J’ai joué aussi bien dans des groupes de metal que non metal. Ces groupes vont aussi bien du très mauvais au très bon. J’ai aussi produit, par ailleurs, beaucoup de musiques électroniques pendant des années.
Tu es, évidemment, quelqu’un qui maîtrise de nombreux instruments. Quel a été ton premier instrument de musique? Avec quel instrument es-tu au final le plus à l’aise? Et quel est l’instrument de musique que tu considères comme le plus difficile à jouer?
La guitare a été mon premier instrument, après je me suis mis à jouer à la batterie. Je me suis ensuite acheter une basse. Je joue également un peu de piano et j’ai fait l’acquisition récemment d’un cor d'Harmonie (ndlr: « horn » dans l’interview), instrument que je suis entrain d’apprendre en ce moment. Je pense que c’est avec la guitare/basse que je suis le plus à l’aise. Le piano est l’instrument le plus difficile à maîtriser selon moi. Je ne suis pas non plus un très bon batteur, spécialement pour jouer du « metal », chose que je trouve difficile. Je peux jouer des rythmes groove/funk comme un fils de pute. En passant, je n'ai jamais pris un seul cours de musique dans ma vie: je suis entièrement autodidacte.
Quels ont été tes sources d’inspiration pour ton dernier album? Quelles sont tes sources d’inspiration, de manière générale, lorsque tu écris de la musique?
Les profondes déviance du sexe consensuel/non-consensuel. Le sexe magique. La perversité. Et de nombreux poèmes qui traitent de la mort. Généralement des oeuvres dont les gens n’ont rien à foutre.
Quelle est selon toi la principale différence entre ton dernier album “All the dread magnificence of perversity” et tes débuts comme “An Epiphanic Vomiting of Blood”?
Plus j’avance dans le temps, et plus je travaille mes enregistrements. Il y a une gamme de son qui est beaucoup plus large dans les morceaux les plus récents. Je me suis également beaucoup plus investi, aussi bien par moi-même que via mon matériel d’enregistrement. Où « An Epiphanic… » souhaitait juste vous voir vous bousiller votre tête et vous regarder mourir, « All the Dread... » vous détruit l’esprit tout entier, boit tout votre sang et le pisse sur tout votre corps tout en dansant nu ivre de sang autour de votre reste encore brûlant.
Que peux-tu me dire à propos de tes textes? De quoi parlent-ils? Si tu pouvais en dire un peu plus aux personnes qui ne parle pas le néerlandais… comme moi.
Des invocations, des évocations, des observations, la poésie purgative aussi. La plupart des paroles sont en anglais, mais il y a aussi des textes en néerlandais, allemand, français ou en Suriname.
Il se passe tellement de choses dans ta musique… comment sais-tu que tu as terminé d’écrire un morceau?
Eh bien, si j'écoute une chanson pour la 100ème fois et que je n'ai pas envie de changer quelque chose, c'est probablement fini. Bien qu'un mois plus tard, je pourrais avoir besoin de changer quelque chose à nouveau. Je n'aime cependant pas trop m'attarder sur le passé en général.
En très peu de temps au final, tu as enfanté de nombreux albums, EP, etc. Comment arrives-tu à faire tout ça? Comment décrirais-tu le processus de composition pour Gnaw Their Tongues?
J’ai mon propre studio d’enregistrement, je peux donc travailler à n’importe quel moment, dès que je le souhaites: j’enregistre donc tout le temps. C’est quelque chose que j’ai fais pendant plus de dix ans, et c’est ce que je continue de faire encore. J’ai une quantité incroyable de morceaux en stock. Mais je me rends compte que j’ai été, récemment, plus lent pour composer…
Peux-tu me dire quels sont les albums qui t’ont le plus influencé? Et cinématographiquement?
Eh bien je ne pense pas être influencé particulièrement par un album, ou tout du moins j’essaie de l’être le moins possible. J’ai une quantité astronomique de musique mais ça n’a pas d’influence sur moi. J’écoute tellement de choses différentes: ça peut aussi bien être du black metal à de l’indie, en passant de l’ambient à de la musique avant-gardiste. Mais je m’ennuie vite. La musique de GTT tend à sortir de moi.
Je trouve tes artworks particulièrement réussis! Tu peux nous en dire plus? Qui en est à l’origine?
Je fais moi-même TOUT mes artworks. C’est aussi mon travail « normal »: je suis graphiste designer. J’aime ce qui est simple, une image forte qui repousse et attire en même temps.
Comment es-tu arrivé à signer avec Crucial Blast et Burning World Records? Pourquoi n’as-tu pas un label « stable » maintenant?
Tout s’est fait par Myspace. Crucial Blast gère la plupart des CDs et BWR gère plus les sorties LP. Je ne sais pas vraiment pourquoi je n’ai pas un label stable: ça s’est fait naturellement. Je n’ai jamais encore signé de contrat (et probablement jamais je ne le ferais). Je suis en tous les cas très satisfait du travail réalisé par ces labels.
Tu évolues également au sein d’une autre entité musicale, Aderlating. Peux-tu nous en dire plus? Est-ce que Aderlating est connecté en quelque sorte avec le son ou le concept de GTT? Perçois-tu tes différents projets musicaux comme étant une seule et même entité?
Aderlating a comme objectif principal d’être joué en live (avec Eric de Mowlawner). La musique de Gnaw Their Tongues ne peut malheureusement pas être reproduite en live, ça supposerait la participation de beaucoup de personnes, et je préfère travailler seul. Je dirais que la musique de Aderlating est beaucoup plus « harsh/drone/low ». Quelque chose de complètement fou, spécialement en live. Je suppose que Aderlating et GTT sont le résultat du même coin sombre de mon esprit, tout comme De Magia Veterum d‘ailleurs.
Ta discographie est particulièrement difficile à trouver. Y a-t-il une chance que tu décides de ressortir tes précédents (et très limités en quantité) méfaits?
La plupart des cd’s officiels sont encore disponibles (tous les liens sont sur ma page Myspace). Les sorties qui sont sold-out sont (et seront) mis en téléchargement par le système PAY WHAT YOU WANT (le minimum est d’un dollar, donc quasiment gratuit!).
Ton projet a atteint de plus en plus une notoriété importante dans le milieu de l’underground international… Quel a été jusqu’à présent les retours que tu as pu avoir? Il y a dans ta musique des atmosphères extrêmement malsaines et haineuses, rarement entendu sur un album de musique…
Les réponses du public ont été très bonnes jusqu’à présent, bien meilleurs que je n’aurais jamais pu l’espérer. Je n’avais pas d’attentes/ambitions particulières quand j’ai composé le premier morceau de Gnaw Their Tongues, donc tout ce qui peut m’arriver n’est que du bonus à présent. Et oui… parfois, je suis rempli d’une haine profonde et GTT se révèle être un excellent moyen de m'en débarrasser.
Je suppose que tu te sens à l’aise en tant que one man band… mais, selon toi, quels sont les principaux désavantages à être seul dans un projet musical? Est-ce que tu trouves plus facile de composer tout seul ou avec d’autres personnes?
Sans hésitation, il me semble que c’est plus facile de composer lorsque tu es seul. Ce qui me dérange le plus dans un groupe, c’est l’ego des autres membres. Tous les groupes dans lesquels j’ai joué étaient principalement sans ego. La plupart des gens ne peuvent pas le supporter. Je ne vois pas d'inconvénients à être moi-même.
Toi qui est plutôt bien placé, comment vois-tu l’avenir des musiques dites extrêmes?
Je ne sais vraiment pas, et pour tout te dire j’en ai vraiment rien à foutre.
Selon toi, quel est la « clé » d’un bon album de BM? Qu’est-ce que tu penses de la scène BM française (Spektr, Blut Aus Nord, Deathspell Omega, etc.)?
Du bon BM (comme dans tous les styles en général) doit forcément passer par l’originalité, et la musique n’a pas d’autre but que d’être le résultat d’une expression personnelle. L’intégrité/honnêteté sont également essentielles. Si tu formes un groupe juste pour t’éclater mais que tu le fais avec honnêteté, c’est okay pour moi. À l’inverse, si tu formes un groupe pour délirer et qu’après tu dises que c’est finalement un résultat personnel de ton art, une recherche personnel, etc., ça ne marche pas avec moi. Les groupes que tu mentionnes sont des groupes que j’affectionne actuellement (principalement leurs premiers albums). En ce qui concerne Spektr par contre, je n’ai écouté qu’un seul de leur album. Ces trois groupes ont leur propres sons, distinctif du reste, et c’est vraiment ce que j’aime. Il y a tellement trop de groupe actuellement, où juste en écoutant les premières secondes tu penses déjà à un autre groupe. J’ai horreur d’écouter un riff qui me semble être familier (chose que je retrouve dans 99% des nouveaux groupes de BM que j’ai écouté).
Y a-t-il des artistes avec qui tu aimerai collaborer en studio?
Et bien… oui et non. Gnaw Their Tongues est le résultat de mon expression personnel. Les collaborations peuvent mener à des choses intéressantes, mais ça devra sortir sous un autre nom. Ça n’empêche pas qu’actuellement, beaucoup de personnes contribuent à mes prochains morceaux. Il y a une chose que j’aimerai vraiment qui se fasse: que quelque un dans le futur orchestre une partie de ma musique, et l’enregistre avec un gros orchestre.
Est-ce que tu as déjà été contacté pour faire la bande son d’un film? Est-ce que c’est quelque chose qui t’intéresse? Ça me semble naturel dans ton cas…
Non, pas encore. Mais ce serait quelque chose de MEGA cool, quelque chose qui m’intéresserait beaucoup.
Pour terminer cette interview, peux-tu nous parler de la suite de GTT? Des choses de prévu déjà?
Alors il va y avoir un Split avec Painforged qui sera prochainement disponible, ainsi qu’un Split avec Corephallism où tu pourras retrouver Shane Broderick de Twodeadsluts Onegoodfuck, disponible début 2010, et un split avec un artiste très connu, mais pour le moment encore sans nom.
Et puis ‘Eschatological Scatology’, qui est une majorité de morceaux « rapides » enregistrés il y a trois à quatre ans. La date de sortie n'a pas été encore décidé pour le moment. Sinon, j’ai l’intention de prendre plus mon temps pour la suite…
.caedes
CHRONIQUE:
GNAW THEIR TONGUES - FOR ALL SLAVES... A SONG OF FALSE HOPE (2008)
GNAW THEIR TONGUES - ALL THE DREAD MAGNIFICENCE OF PERVERSITY (2009)
GNAW THEIR TONGUES - ALL THE DREAD MAGNIFICENCE OF PERVERSITY (2009)




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